Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.
Ces vieux gens d’il y a deux siècles, ils savaient s’exprimer! C’est beau comme du Gilbert Montagné mis en musique par Carlos.
La beauté, on le sait, est injuste. Les 30 premières années du moins, ensuite, on commence à avoir la tête qu’on mérite si tant est qu’on ne soit pas “aidé”. Heureusement, il y a le charme, le frère pauvre de la beauté pour les garçons. Ou encore le compliment attendu “elle a de beaux yeux” pour la demoiselle moins avenante que celle qui recevra un très simple “Beuuuuaaah, elle est bêêêêêêêllle”.
Vous savez déjà quels sont mes goûts en la matière (masculine). La pure beauté plastique y côtoie le charme animal -James Franco et Gerard Butler pour ne pas les citer- et si, certains peuvent même se targuer de réunir les deux -Hugh,ô Hugh!- le troisième âge n’est pas en reste -Ianou, je t’aime même si tu préfères Hugh toi aussi-.
Mais, l’expérience me l’a prouvé. Aussi beau ou belle -plastiquement parlant- soit une personne, sans intelligence, envie, désir et force d’âme, la splendeur lasse.
Dialogue mental fictif:
Le beau: Elle est mignonne mais qu’est-ce qu’elle me saoule!
La belle: Il est beau mais si il pouvait arrêter de jouer du pipeau.*
Ah ah ah ah!! Je déconne! Mais pour vous redonner du courage, retenez ces mots de du Guesclin qui n’était pas la moitié d’un crétin :
Le courage donne ce que la beauté refuse!
Je vais aller critiquer des gens beaux pour me calmer!
On se revoit mardi, je fais une pause!
*référence à Whatever works et au personnage incarné par le très très très très lassant Henry Cavill, acteur anglais vivant sur un bateau, amateur de viande rouge et joueur de flûte!